La FIFA s’implique dans la lutte contre la Drépanocytose

La Présidente de l’Organisation Internationale de Lutte contre la Drépanocytose (OILD), Madame Edwige Ebakisse, a séjourné à Kinshasa du 24 au 27 septembre 2009, dans le cadre du lancement du programme « Football pour vaincre la Drépanocytose », mis en œuvre par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) en partenariat avec l’OILD.

hyLe lancement officiel de ce programme a eu lieu le vendredi 25 septembre lors d’un point de presse qui a eu lieu au siège de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA).
Ce point de presse a été animé par Monsieur Constant Omari, Président de la FECOFA, Madame Edwige Ebakisse, Présidente de l’OILD et le Dr Léon Tshilolo, Médecin Directeur du centre Hospitalier Monkole et conseiller scientifique de l’OILD. Après avoir félicité Madame Edwige Ebakisse pour le combat qu’elle mène à travers le monde en faveur de la lutte contre la drépanocytose, Monsieur Omari a souligné le fait que le football, sport le plus populaire au monde, doit, pour FIFA, assumer son rôle social.

jkMadame Ebakisse a, à son tour, remercié Monsieur Omari pour son accueil et la volonté qu’il a affiché pour la mise en œuvre de ce programme en RDC. Le choix de la RDC comme premier pays Africain devant accueillir ce programme tient, selon Madame Ebakisse, entre autres au fait que la FECOFA est l’une des fédérations africaines de football les mieux gérées pour la FIFA. Madame Ebakisse a souhaité que la FECOFA soit l’ambassadrice de la lutte contre la drépanocytose auprès d’autres fédérations africaines de football et que, dans la perspective de la coupe du monde de 2010 en Afrique du Sud, la FECOFA s’engage pour qu’une attention particulière soit portée à cette maladie dans l’organisation de cet évènement.
Décrivant la maladie, le Dr Tshilolo a indiqué que la drépanocytose est une maladie du sang ayant une transmission héréditaire. Bien que transmise à la fois par les 2 parents mais le tribut le plus lourd de la maladie est souvent payé par la femme et l’enfant. Il a par la suite décrit les manifestations de la maladie ainsi que ses conséquences sociales.

Pour finir, le Dr Tshilolo a demandé aux médias et aux familles de ne pas avoir peur de parler de la drépanocytose. Il a insisté sur le fait que cette maladie demande un sens de solidarité de la communauté nationale d’abord et internationale ensuite. Un échange entre les professionnels des médias et les 3 orateurs a porté entre autres sur le mariage entre personnes hétérozygotes, la prise en charge de la drépanocytose et la possibilité pour les drépanocytaires de pratiquer le sport et en l’occurrence, le football.